Actualités, histoire , présentation et buts de la Fondation

Fondation Jacques et Josy Pont
Pour le Rectorat de Notre-Dame du Mont Carmel
Rue de l'Eglise 15
1955 St-Pierre-de-Clages

Le but de la fondation Jacques et Josy Pont "Pour le Rectorat de Notre-Dame du Mont Carmel" :

  • entreprendre la restauration, maintenir et développer le bâtiment du Rectorat en conservant ou en lui restituant son aspect historique en conformité aux recherches effectuées et aux instructions des Services Cantonaux et Fédéraux des Monuments Historiques et de la protection des sites.
  • valoriser le bâtiment restauré en y créant un centre culturel, une maison d'artistes et d'information, favorisant les activités du Village du Livre, et de donner à ces valeurs de la priorité quant à l'attribution des locaux.
  • selon la volonté exprimée par les fondateurs, de favoriser également le Vieux-Village et l'Eglise Romane de St Pierre-de-Clages.

Pour atteindre ces objectifs, la fondation aménagera des locaux pour servir de salles d'accueil, d'exposition temporaire ou permanente au service de l'art et de la culture surtout par le développement et la mise en valeur du livre et de l'imprimé, des arts graphiques, de la peinture.
Les salles du Rectorat pourront être partiellement aménagées en un lieu convivial permettant également la mise en valeur des produits régionaux ou du pays.

Les Membres de la Fondation (2018)

Josy Pont, présidente, signature collective à deux

Mme Renée Buclin Favre, membre du Conseil de Fondation, sans droit de signature

Jean-Luc Schmalz, membre du Conseil de Fondation. sans droit de signature

Mme Rose May -Clivaz Hagen, sans signature

Mme Therese Monique Bonvin, sans droit de signature

Rachel Fernadez-Steidle, caissière, avec signature collective

Denys Roulin, secrétaire et gérant, avec signature collective  

Philippe Blanchet, sans droit de signature

Fiduciaire CEFIMA, organe de révision

 

 

Histoire du Rectorat

Le Rectorat de Notre-Dame du Mont-Carmel
À l’origine, ce fut probablement une dépendance du prieuré des bénédictins. C’est un bâtiment en bois qui sera recouvert d’un treillis en jonc, injecté de ciment bâtard et lissé (1553),
Il sera agrandi à l’arrière au XIXe siècle.
Dans la chambre boisée, en porte-à-faux, dans l’encorbellement, une poutre porte l’inscription suivante : *Johannes Diot, mercator Sedunum, anno dio 1553*
(Jean Diot, marchand de Sion, an du Seigneur 1553.
Après avoir été propriétaire du Rectorat, Jean Diot l’aurait vendu à Nicolas Mugnier, originaire de Bourg-St-Pierre(VS) Chanoine du Chapitre de la cathédrale de Sion.
Dans le but de favoriser les vocations sacerdotales dans sa famille et dans la descendance de celle-ci, il créa en 1661 la Fondation de Notre-Dame du Mont-Carmel, Fondation inscrite à Rome. Elle sera gérée par 3 patrons. Les derniers (1945) sont Ladislas Balleys, juge à Bourg-St-Pierre, Jules Genoud, père de Guy Genoud, conseiller d’état et Camille Défayes, Leytron
Pourquoi Notre-Dame du Mont-Carmel ?
Le chanoine Mugnier vouait une dévotion fervente à Notre-Dame du Mont-Carmel. Au Mont-Carmel est né l’ordre des carmélites. Déjà au XIIIe siècle, il avait reçu les règles monastiques du patriarche Albert de Jérusalem. Au Mont-Carmel, il y eut des périodes belliqueuses interreligieuses. La petite vallée, près de Haïfa, fut appelée la vallée des martyrs ; les sarrasins ayant attaqué Wadi-es-Straleh, tous les ermites furent massacrés et les moines partirent en Europe fonder l’ordre des carmélites qui fut réformé par Ste Thérèse d’Avila en 1562. Et la statue de Notre-Dame sculptée par Caraventa a été montrée partout en Europe, suscitant de nombreux miracles et une ferveur intense, avant d’être installée sur la terrasse du monastère au Mont-Carmel sous le vocable de de Stella Maria, Etoile des mers. Et en 1661, le chanoine Mugnier dédia sa fondation à Notre-Dame du Mont-Carmel, une protection mariale pour susciter des vocations sacerdotales.

Le Mont-Carmel

Le Mont-Carmel signifie *Vignoble du Seigneur*. Et qu’est-ce donc ce Mont-Carmel si réputé ? C’est une colline de 546m en Israël qui s’étire jusqu’à la baie d’Haïfa et s’avance comme un nez dans la méditerranée, couverte de grottes profondes.
Très tôt, le Mont-Carmel a été une montagne sacrée où l’on adorait les divinités. Déjà au VIe siècle avant notre ère, le philosophe Pythagore y aurait été cherché la mystérieuse quiétude sacrée. À l’époque romaine, il y aurait eu un sanctuaire romain. Déjà, le Cantique des Cantiques louait le carmel *Ton Chef se dresse semblable au carmel et ses nattes sont comme la pourpre*. Mais c’est le prophète Elie qui a conféré au carmel son auréole de sainteté et de présence divine. Elie y a gagné la bataille définitive contre les prêtres de Baal. Dans l’étroite vallée du Wadi es-Siah se trouve la fontaine où Elie fit jaillir l’eau du rocher. Et c’est là que St Brocard rassembla les ermites nombreux dans les grottes et créa le premier monastère carmélite au XIIIe siècle.
Malgré les luttes interprofessionnelles, le carmel est profondément ancré dans la conscience religieuse du judaïsme, du christianisme et de de l’islam. Aujourd’hui le monastère et l’église Stella Maria avec son dôme se dressent sur le cap du Mont-Carmel.Le vieux monastère est un hospice pour les pèlerins quels qu’ils soient et abrite le collège de la théologie des carmélites.
Le bon chanoine Nicolas Mugnier avait peut-être pressenti une adéquation entre son idole mariale et le site privilégié de St Pierre-de-Clages. En consacrant sa fondation à Notre-Dame du Mont-Carmel, il le faisait dans une perspective de piété mariale, mais aussi de tolérance. Le but final serait d’entrer dans *la mystérieuse quiétude sacrée *.

Historia

Dans les années 80, la destruction de la bâtisse du Rectorat était programmée. La Fondation Jacques et Josy Pont (parmi les fondateurs du Village du Livre) a été le moteur de sa sauvegarde. Pro Patria, comme l'UBS, ont contribué à sa restauration par un don généreux (1992). Une plaquette posée à l’entrée du bâtiment en témoigne.
Misette Putallaz, artiste peintre renommée qui dut pendant plusieurs années présidente du Heimatschutz, section Valais, dit : « Par son intérêt historique et archéologique, mis en valeur par une restauration de qualité, le bâtiment du rectorat est une pièce remarquable dans le vieux bourg de St Pierre-de-Clages. (déjà signalé en 1153)
C’est vrai que ce lieu est unanimement apprécié par les visiteurs.
Après avoir contribué généreusement à l’installation du Village du Livre, le Rectorat, en complémentarité avec celui-ci, se dote d’un deuxième souffle et devient un centre culturel et artistique pour la régional. Les locaux sont aujourd'hui gérés par M. Denys Roulin, également nommé secrétaire général par le Conseil de Fondation
Des artisans de qualité animent déjà les lieux:
nous accueillons un atelier de confection de vitraux (M. Dominique Morlet, vitrailliste), un atelier de dessin et de peinture (Mme Leatitia Salamin), la Cave à livres, une petite brocante d’art avec un coin dédié à l'd'histoire des lieux", ainsi qu'a partir de début 2015, une salle de centre de bien-être (la Source) et une échoppe de bières et boissons à l'emporter (Le Donjon à bières)
Après les années durant lesquelles le Village du Livre et le Livre battait son plein, après des périodes riches et des périodes creuses, pour soutenir le souffle créatif qui anime ce lieu privilégié, le Conseil de Fondation du Rectorat de Notre-Dame du Mont-Carmel appuie avec conviction l'équipe actuelle et le travail bien souvent bénévole fournit par le secrétaire de la Fondation et gérant actuel en étant certain qu’il vous sera possible de l’apprécier à sa juste valeur.

Chronologie d'un passé

CHRONOLOGIE

Histoire du RECTORAT  

XII-XIV  

À l’origine, ce fut probablement une dépendance du Prieuré des Bénédictins. Située à côté de  l'Auberge voisine, regroupant la Pinte et la Croix Blanche, ce fut tout d'abord un bâtiment en bois qui sera recouvert d’un treillis en jonc, injecté de ciment bâtard et lissé.

 (1553).   Gravure dans une poutre au 3ème étage,

               "JEAN DIOT, marchand de Dieu, Sion"

1661      Vente de la bâtisse à Nicolas Mugnier

1665       FONDATION d'une fondation du RECTORAT De NOTRE DAME DU MT CARMEL –

              SUCCESSION DE 16 RECTEURS de 1167 à 1943

1667        V.D. Nicolas Mugnier, Recteur

1669         Tissot, son neveu de Bourg-St-Pierre

1674         Charles Frégant de Sion, 

1699         Jean-François Riff, recteur de Sion

1711         Antoine de Torrenté, recteur de Sion.

1723         François-Bruno Fromentin, chanoine

1742        Jean Wesch, recteur (arch.Ardon)

1744        Juillonard (Juilland), (arch. Ardon)

1755        André Besse, recteur de Bagnes

1756       Jean-Baptiste Maret, recteur de Bagnes

1760       Jean-François Produit, chanoine de Sion

1770      Jean Chrysostome Balley,

                recteur de Bourg-St-Pierre

1829      Basile Balley, neveu du précédent.

1837     Zacharie Bruchez, recteur de Bagnes, enseveli sous les dalles de l’église de ST

             Pierre-de Clages, à la place où se trouve l ’autel du Carmel, dit des Recteurs.

1883      Casimir Robadey, originaire de *Lessoc*, Fribourg.

Jamais dépourvu d’idées, le Recteur se lança dans la fabrication d’une boisson   monastique, une chartreuse: LA CLEMENTINE DES ALPES, appelée aussi  liqueur hygiénique, laquelle sera commercialisée par SENGLET à Bâle jusqu’en 1980.

 1926-1943 1926. Henri Dorsaz, ancien vicaire à Savièse et curé d’Ayent

En 1943, en intérim, l’Abbé Georges Michelet fut nommé vicaire de la paroisse de Chamoson et Recteur de St Pierre-de-Clages. L’abbé Georges Michelet, un artiste, s’investit culturellement, créa, avec les jeunes de St-Pierre, une troupe de théâtre, présidée par Mizette Putallaz.

1944  Après le départ de l’Abbé Georges Michelet, il y eut un flou religieux. Certaines messes du dimanche étaient remplacées par des récitations du chapelet. La population était mécontente.

Dans le but de trouver une solution, en 1944, Mr. Antoine Pont, suite à une pétition signée à la quasi-unanimité de la population, entreprit de demander la promotion de St Pierre-de-Clages au rang de paroisse indépendante. Le 16 avril 1945, les parrains de la Fondation (3), en assemblée plénière (32héritiers +7 absents) déclarent faire cession de tous leurs droits et les propriétés de la Fondation à la paroisse de St Pierre-de-Clages, pour son bénéfice.

Le premier curé de la paroisse est le Père Rédemptoriste Armand Dorsaz, 1945-1948, qui fit don de sa villa pour abriter le presbytère. Il dut obtenir l’autorisation du supérieur général de la Congrégation pour devenir prêtre séculier. Le Rectorat devint alors une bâtisse à la vente. Monseigneur  Bieler, archevêque de Sion, demanda la vente du Rectorat et M. Antoine Pont en fit l’acquisition.  Plusieurs archives échangées en attestent.

Le Rectorat fut alors transformé en appartements, puis abrita une salle paroissiale, avec une salle de chant.

 M. Jacques Pont hérita du Rectorat. Il subit alors bon nombre de pressions de la municipalité pour démolir ce bâtiment. Un abondant courrier en fait foi. L’administration communale se faisait pressante et menaçait d’entreprendre la démolition si des réparations n’étaient pas entreprises dans un délai très court. Cela semblait certes peu vraisemblable que la Commune puisse, de son propre chef, entreprendre la démolition d'une bâtisse classée d’intérêt national. Pourtant, il y avait un antécédent récent. La maison natale de Marcel Fournier, père de Mme Josy Pont, classée de même style, de même époque, venait d’être rasée sur ordre de la Commune, en dépit de son statut d’intérêt . (1995 OT).

Après trois siècles de vocations religieuses, la bâtisse du Rectorat se mue alors en 1992 en une fondation St Pierre et en 1998 en une fondation "Jacques et Josy Pont pour le Rectorat de Notre Dame du Mt Carmel", visant tout d'abord à restaurer, maintenir et développer la bâtisse historique, en un centre culturel, a vocation sociale ou artistique, presque une alteranive rectorienne, en lien avec le Village du livre.

C'est ainsi que depuis 1992, de nombreuses activités se sont déployées. La fondation survit par le biais des locations

1991,  Fête des ressortissants

1992   Décision de sauvegarder la bâtisse

1992   Premier village du Livre, 25'000 participants

Pour éviter sa démolition, des travaux de renovation des facades et de l'interieur seront ensuite entrepris pour un montant de 763'000, grâce au soutien de la Loterie romande, de Pro Patria, de fonds privés pour 2/3, et  pour 1/3 d'un crédit LIM Canton/confédération, remboursable sur une période de 25 ans. La Fondation survit aujourd'hui sans subvention, grace aux locations et quelques donations ou activités déployées.